Armistice de 1918
Vendredi 11 novembre, la Ville de Tonneins commémorera l'Armistice de 1918. Comme d'habitude, avec deux cérémonies qui auront lieu au cimetière et devant le Monument aux Morts (Place de la Mémoire).
L'hommage aux Morts pour la France durant la Grande Guerre commencera à 10h30 au cimetière de Tonneins avec le dépôt de gerbes devant les tombes des soldats décédés entre 1914 et 1918.
Les élus, représentants des associations d'anciens combattants et militaires présents se rendront en suite à la Place de la Mémoire où aura lieu la commémoration officielle de cette date remarquable de notre Histoire. Les officiels et représentants d’associations d’anciens combattants (M Gaillard pour la FNACA, M Delawarde pour le Comité d’Entente et M. Dumas pour l’UFTAC) liront des messages commémoratifs tandis que Monsieur le Maire lira le message de Monsieur le Ministre des Armées ainsi que la liste des morts pour la France en 2021.
L'OAE (Orchestre à l'École) de l'Ecole Jean Macé et l'OAE 6ème de Germillac ainsi que l'orchestre des plus jeunes élèves de l'Ecole des Arts participeront à la cérémonie commémorative de l'armistice du 11 Novembre au monument aux morts de Tonneins. Les Pompons Bleus seront, quant à eux, bien présents aussi avec les musiciens de l'harmonie, les jeunes musiciens des orchestres de son école de musique débutants et virtuoses.
L'histoire de l'Armistice du 11 Novembre 1918
(Texte :www.herodote.net, le média de l'Histoire)
Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands ont compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire. C'est que les troupes américaines, fortes de quatre millions d'hommes, arrivent en renfort des Anglais et des Français.
Le 3 octobre, l'empereur Guillaume II nomme à la chancellerie (la direction du gouvernement) le prince Max de Bade. Il espère que cet homme modéré saura obtenir des conditions de paix convenables de la part des Alliés. Cela devient urgent car l'Allemagne bascule dans l'anarchie et la guerre civile cependant que ses alliés cessent les combats et signent l'un après l'autre des armistices. Le 9 novembre au matin, le prince Max de Bade téléphone à l'empereur, à Spa. « Votre abdication est devenue nécessaire pour sauver l'Allemagne de la guerre civile », lui dit-il. Guillaume II s'y résout et part en exil.
Les militaires s'étant défaussés, c'est à un civil, Matthias Erzberger, que revient la pénible tâche de négocier l'armistice.
En France, la demande d'armistice fait débat. Le président de la République Raymond Poincaré et le général Philippe Pétain voudraient profiter de l'avantage militaire pour chasser les Allemands de Belgique, envahir l'Allemagne elle-même et signifier à celle-ci l'étendue de sa défaite. Mais le généralissime des troupes alliées, Ferdinand Foch, et le chef du gouvernement, Georges Clémenceau, ne croient pas l'armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite.
L'armistice est signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, le 11 novembre à 5h15 du matin.
Les Français, encore très attachés à leur terroir et leur clocher, ne manquent pas de noter que ce jour est la fête du saint patron de leur pays, Saint Martin, alors très populaire.
Les Allemands se voient soumettre des « conditions » sans aucune marge de négociation :
- Ils doivent livrer l'essentiel de leur armement, de leur aviation et de leur flotte de guerre.
- Leur armée est sommée d'évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin (en Allemagne même) ainsi que trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.
L'armistice est conclu pour 36 jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu'au traité de paix du 28 juin 1919.
