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Commémoration du 11 Novembre 1918

Au cimetière de Tonneins et devant le Monument aux Morts.

La Ville de Tonneins commémorera ce vendredi le 103ème anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre 1918. À la fin de la Première Guerre mondiale, l'armistice de Rethondes est un traité signé le 11 novembre 1918, à 5h15, entre la Triple Entente et l'Allemagne dans un wagon dans la forêt de Compiegne à Rethondes. Ce traité définit la fin des combats sur le front occidental, et les conditions de la défaite de l'Allemagne. Les signataires sont Ferdinand Foch pour la Triple Entente et Matthias Erzberger pour l'Allemagne.

Vendredi, durant la cérémonie de commémoration de l'Armistice de 1918, la Ville de Tonneins rendra hommage au soldat Mathurin Charrier, décédé en 1916 à Morval, dans la Somme, et cent ans après la transcription de son décès sur les registres d'état civil de Tonneins. Son nom sera inscrit et gravé sur le monument aux morts, Place de la Mémoire. Le Maire Dante Rinaudo lira aussi le mot écrit à l'occasion par Éric Charrier, petit-fils du soldat hommagé.

Mathurin Charrier voit le jour à Saint-Jean de Monts, en Vendée, en 1886. Son père, menuisier, est le dernier enfant d'une grande famille qui vivait dans une ferme au coeur du marais nord-vendéen. C'est vers 1900 que Mathurin, alors adolescent, arrive dans le Lot-et-Garonne avec son frère aîné, Pierre, son père et sa belle-mère. En 1906, alors qu'il a 20 ans, Mathurin réside à Saint-Maurin où il exerce la profession de cultivateur. L'année suivante, il effectue son service militaire et revient en 1909 à Saint-Maurin. On le retrouve en 1911 à Tayrac où il est domestique agricole. Mais c'est à Saint-Maurin qu'il se marie avec Cécile Lessalle, originaire de Razimet, le 1er août 1913, soit un an jour pour jour avant la mobilisation générale. Le 2 novembre 1914, son frère aîné, Pierre, trouve la mort au combat à Wytschacte en Belgique. Encore deux ans au front pour Mathurin considéré par le Ministère de la Guerre « comme étant disparu le 7 octobre 1916 au nord-est du village de Morval dans la Somme», à la veille de ses 30 ans. Il est probable que ses restes mortels reposent à la Nécropole Nationale de Rancourt dans l'un des ossuaires. Déclaré décédé par jugement du Tribunal de Marmande, l'acte de décès de Mathurin Charrier sera transcrit en Mairie de Tonneins, lieu de sa résidence, le 22 août 1921, il y a tout juste cent ans. Sa femme obtiendra de l'État un emploi à la SEITA et finira ses jours ici à Tonneins où elle a été inhumée en 1983. 

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