78ème anniversaire de la Libération de Tonneins
Une deuxième cérémonie a eu lieu devant le Monument aux Morts.
Libération de Tonneins
Le 15 août avait eu lieu le débarquement allié en Provence, et les Allemands étaient pris en étau. Les 9 et 10 août, le château de Ferron, siège départemental de la Milice, avait été bombardé et éventré, donnant à des résistants enfermés l’occasion de s’enfuir. Les 12 et 13 août, les miliciens s’étaient repliés sur Agen après s’être réfugiés dans des écoles de Tonneins, quant aux Allemands, ils sont partis d’eux-mêmes (leur nombre à Tonneins a varié de 250 à 150 durant l’été) et la capture de leur état-major, le 13 août, a été le fruit d’un accord.
L’historien Jean Caubet, à l’époque caché dans un fossé, à Fauillet, a raconté dans son journal la débandade du dimanche 20 août 2012, en mentionnant « des Allemands indécis », ne sachant ce qu’ils devaient faire. Certains ont volé des bicyclettes pour s’enfuir. « Il y a de tout dans ce convoi démesuré : des vaches, des veaux, un chameau et les plus invraisemblables véhicules. Voici même une calèche, traînée par deux chevaux blancs, qui passe, majestueuse et ridicule. »
Dans la ville, se déroule en définitive peu de chose ce jour-là, mis à part le passage de quelques groupes de résistants, car on attend encore de savoir si le départ des Allemands est définitif : la rumeur de séchoirs brûlés du côté de Marmande par « une colonne de boches » fait rentrer tout le monde chez soi… Puis le groupe Star, commandé par Henri Laperche, ainsi que d’autres formations des Forces françaises de l’intérieur (FFI) prennent position dans la ville, et un comité local de libération se met en place, tandis que les premiers collaborateurs sont arrêtés.
Il faudra attendre le lundi 21 août, pour que la ville soit pavoisée et en fête, avec des cocardes tricolores dans les cheveux des femmes, des ovations au passage de camions chargés d’hommes.
Étienne Villatte, le maire de Tonneins nommé par Vichy (de 1941 à 1944), est appréhendé dans la matinée.





